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Apprentissage

JE : une source d’inspiration professionnelle et personnelle

Par Adrian Salamunovic, Cofondateur, CanvasPop, histoire racontée à Meg Friedman

 

Mon histoire : Un élève se désintéressant de ses études secondaires se transforme en un étudiant motivé au niveau collégial et en un entrepreneur prospère.

J’ai participé au programme JA alors que j’étais en 11e année, à l’école secondaire Colonel By. Un représentant de JA était venu à l’école pour parler de ce programme parascolaire. L’idée m’a plu.

À l’époque, mes notes tournaient autour de C ou D. Je ne m’intéressais pas à mes études et j’étais du genre à m’ennuyer à l’école. J’imagine que j’étais un peu rebelle – pas vraiment un enfant difficile – mais je me fichais un peu de tout. Les cours ne m’intéressaient pas. Je ne voyais pas en quoi cela m’aiderait dans la vie.

Cependant, dès un jeune âge, j’avais la fibre d’un entrepreneur. À 13 ans, j’étais camelot. Après un moment, j’ai pensé que je pourrais aussi livrer le journal d’autres camelots. Je ne sais pas si c’était permis, mais je l’ai fait.

Alors, entendre parler du programme JA qui m’enseignerait comment créer une entreprise? Bien, cela m’a vraiment captivé!

Une fois par semaine, après l’école, on se rencontrait dans le sous-sol des bureaux du Centre commercial Saint-Laurent. Les mentors de JA étaient là – et semaine après semaine, ils nous guidaient d’une étape à l’autre du démarrage d’une entreprise. Soudain, j’ai compris l’importance du cours de mathématiques et de comptabilité. J’ai découvert le travail d’équipe et j’ai compris que chaque personne avait un rôle à jouer.

Lors de ma première participation à JA, notre entreprise a fait faillite. Mais, vous savez quoi? C’est cette année-là que nous avons le plus appris. Nous avons analysé ce qui fonctionnait et ce qui ne fonctionnait pas, et j’ai appris qu’il était aussi important d’apprendre ce qu’il ne fallait PAS faire, que ce qu’il fallait faire.

Lors de ma deuxième participation à JA, nous avons mis au point un support à recettes fabriqué en Plexiglas. Les recettes pouvaient y tenir à un angle de 45 degrés, sans être souillées. Ce n’était pas une idée extraordinaire, mais c’était utile. Nous avions réussi à créer un produit que les gens voulaient acheter (pas juste nos mères et nos grands-parents), et c’est devenu lucratif.

Je dois dire…que le fait d’avoir pu vivre l’expérience offerte par JA à un si jeune âge, d’avoir pu découvrir les mécanismes du développement d’un produit, du marketing, des finances…et d’avoir pu mettre en application ce que j’avais appris à l’école… fût vraiment bouleversant. Cette expérience a tout changé.

En 13e (quand la 13e existait encore), j’ai suivi le plus de cours possible en commerce. Ensuite, je me suis inscrit au programme de commercialisation du Collège Algonquin, et j’ai continué à bâtir l’entreprise de t-shirts sur laquelle je travaillais depuis la fin de mon secondaire.

Au cours de ma dernière année d’études au Collège Algonquin, je me suis appuyé sur tout ce que j’avais appris grâce à JA et à mon entreprise de t-shirts, et j’ai créé une entreprise qui s’appelait MediaQay. C’était en 1996, et c’était l’une des premières entreprises d’Ottawa dans le domaine des services-conseils et du développement Web. J’ai décroché une poignée de contrats importants auprès d’entreprises locales, puis j’ai vendu mon entreprise en 1997, juste au moment où je terminais mes études au Collège Algonquin. J’avais à peine 20 ans.

Au fil des années, j’ai lancé et vendu environ 10 entreprises. Maintenant, nous avons une entreprise qui s’appelle WorkshopX – qui comprend plusieurs entreprises, y compris CanvasPop.

Quand je regarde le chemin parcouru, je sais que je le dois en partie à l’expérience acquise grâce à JA. JA a allumé la mèche! JA m’a montré que j’étais capable de créer une entreprise. L’élève moyen que j’étais a ainsi acquis la confiance suffisante pour devenir PDG.

C’est pourquoi je suis maintenant une société commanditaire de JA Ottawa. Je veux contribuer au développement de la prochaine génération d’entrepreneurs, ici, à Ottawa. Pourquoi? Parce que JA a été pour moi une source d’inspiration, et je sais que ce programme peut en inspirer bien d’autres – aussi bien parmi les élèves les plus performants que parmi les plus désintéressés.

De plus, les entrepreneurs sont l’épine dorsale de l’économie mondiale – ils créent des emplois, stimulent l’innovation et la croissance. Ce sont les moteurs de l’économie.

Comment le Canada peut-il s’y prendre pour devenir un pays innovant? Comment peut-on s’y prendre pour créer une économie prospère? Nous devons former davantage d’entrepreneurs, et il faut commencer quand les élèves sont jeunes, enthousiastes et ont soif d’apprendre.

JA vient combler une lacune, car il y a une différence entre parler du milieu des affaires et de l’entrepreneuriat et retrousser ses manches, s’activer et réellement créer une entreprise. Plus nous pourrons former d’entrepreneurs, mieux se portera notre économie. C’est l’évidence même.

 

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