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La Communauté du ROPE : Pleins feux sur Judith Hoye, ancienne directrice générale de l’Ottawa-Carleton District School Board (OCDSB), qui verse un don mensuel au Programme des petits déjeuners dans les écoles d’Ottawa

En ce mois de juin, nous invitons d’autres personnes à se joindre à la Communauté des donateurs mensuels du ROPE, et nous prenons le temps de remercier nos donateurs mensuels de longue date pour leur engagement à aider des enfants et des jeunes d’Ottawa.

Dans le cadre de cette initiative, j’ai pu rencontrer Judith Hoye, enseignante à la retraite et ancienne directrice générale de l’Ottawa-Carleton District School Board, qui verse chaque mois un don au Programme des petits déjeuners dans les écoles d’Ottawa – après l’avoir vu en action pendant plusieurs années.

 

Comment avez-vous entendu parler du ROPE?

J’étais alors directrice générale à l’Ottawa-Carleton District School Board. Dans le cadre de mes fonctions, je travaillais avec des organismes communautaires qui aident les enfants et les jeunes d’Ottawa. C’est dans ce contexte que j’ai travaillé avec le ROPE – qui était encore à l’époque la direction responsable de l’éducation du Centre de recherche et d’innovation d’Ottawa (OCRI). J’ai alors pu constater à quel point ses programmes étaient efficaces. Quand j’ai pris ma retraite, en 2004, je voulais rester en contact avec des programmes de l’OCRI – puis du ROPE. Depuis que le ROPE s’est séparé d’OCRI pour devenir un organisme sans but lucratif autonome, en 2011, je verse un don mensuel au Programme des petits déjeuners dans les écoles.

 

Qu’est-ce qui vous a particulièrement plu dans le Programme des petits déjeuners dans les écoles?

Après avoir passé 35 ans dans le système d’éducation, à titre d’enseignante et de directrice, je savais que ce programme était nécessaire. Quand j’étais enseignante, il m’apparaissait clairement que dans les écoles où de nombreuses familles sont dans le besoin, les enfants avaient des difficultés à répondre aux attentes pédagogiques, en partie parce qu’ils arrivaient à l’école le ventre vide, car ils n’avaient pratiquement pas accès à des produits alimentaires sains. Et les écoles pour régler le problème, les écoles ont commencé par nourrir ces enfants.

Ce n’est pas vraiment le rôle de l’école de nourrir les enfants, mais quand un enfant a faim, il ne peut rien apprendre. J’ai pu constater dans mes classes que les élèves qui avaient consommé un repas nutritif le matin obtenaient de meilleurs résultats en classe. Même nous, les adultes, nous avons du mal à nous concentrer si une réunion empiète sur l’heure du midi ou si nous n’avons pas pris notre petit déjeuner! C’est pareil pour les enfants; ils ne peuvent pas apprendre à lire ou à compter s’ils ont faim.

Maintenant que j’ai pris ma retraite et que je ne peux plus exercer mon influence sur les écoles, je verse un don au Programme des petits déjeuners dans les écoles. C’est ma façon de continuer à nourrir des enfants, et donc de les aider à apprendre.

 

Étant donné votre expérience, vous avez probablement été témoin de l’évolution du Programme des petits déjeuners au fil des ans.

Oui. On a commencé à offrir des petits déjeuners à l’école quand j’étais directrice. Ce programme a d’abord pris la forme d’une initiative par un conseil, puis l’OCRI l’a fait progresser et ensuite le ROPE a pris le relais. Au départ, l’idée était la suivante : si nous, en tant que collectivité, voulons créer une communauté d’entreprises prospères, nous devons former une main-d’œuvre qualifiée. Certains enfants n’ont pas besoin d’aide pour cela, d’autres ont besoin de notre aide. Dès le début, le Programme des petits déjeuners dans les écoles était avant-gardiste – il faisait partie des programmes d’aide d’Ottawa. Et je crois que tout cela est encore vrai. Si nous voulons créer une ville agréable, nous devons pouvoir compter sur une population éduquée et bien portante et sur une main-d’œuvre qualifiée. En aidant tous les enfants dans leur apprentissage, on y parvient.

 

Intéressant! En plus des bienfaits quotidiens pour les enfants du Programme des petits déjeuners dans les écoles, vous entrevoyez ses effets à long terme.

À Ottawa, la pauvreté se cache derrière les portes fermées des maisons, des immeubles et des écoles. Notre ville est prospère, mais cela ne signifie pas que tous les enfants et toutes les familles vivent heureux. Grâce au Programme des petits déjeuners dans les écoles, les enfants ont non seulement accès à un petit déjeuner, mais ils arrivent plus tôt à l’école. Ils sont accueillis par la personne responsable de la coordination du Programme et ils sentent qu’ils font partie d’une communauté. Ce ne sont pas seulement des enfants pauvres ou négligés par leurs parents qui sont inscrits à ce programme – les enfants aiment arriver tôt à l’école pour plusieurs raisons, parfois parce qu’ils ont besoin de ce surcroît d’attention et de soins. De cette manière, la ville d’Ottawa investit dans ses citoyens. Il nous faudra compter sur les enfants les plus brillants pour que notre collectivité poursuive sa croissance.

 

Aimeriez-vous ajouter quelque chose à l’intention des personnes qui songent à verser un don mensuel au ROPE?

N’importe quel organisme vous dira que s’il est important de compter sur des fonds pour des fêtes et des occasions spéciales, il vous dira aussi qu’il est impossible d’exécuter un programme ou d’administrer un organisme sans une source régulière de financement. C’est chaque jour que les enfants ont besoin de consommer un petit déjeuner.

Comme beaucoup de retraités, je voyage beaucoup pendant l’année. Donc, je compte sur le transfert de fonds automatique, sinon j’oublierais de donner. Grâce à mes dons mensuels, le ROPE peut compter sur une source stable de financement. Et pour moi, c’est pratique. Je n’ai pas besoin d’y penser chaque mois, ça se fait automatiquement.

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