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L’enfant qui a faim est incapable d’apprendre

Initialement publié sur le blogue Mieux grandir.

Growing Up Great Frontline Reflections, ONFE

 

Chaque journée de classe, le Programme des petits déjeuners dans les écoles du Réseau d’Ottawa pour l’éducation (ROPE) accueille 13 500 élèves de la maternelle à la 12e année et leur offre un repas sain à l’école. Nous visons à ce que chaque élève ait tout ce qu’il faut pour réussir sa journée d’apprentissage et nous savons que l’enfant qui a faim est incapable d’apprendre.

Sans les programmes des petits déjeuners dans les écoles, des enfants commenceraient leur journée scolaire le ventre creux; c’est inconcevable dans une ville aisée comme Ottawa. On pourrait croire qu’il s’agit d’un problème propre à certains secteurs de la ville, mais, en réalité, ce programme s’adresse à presque tous les quartiers d’Ottawa. En fait, 10 % de la population scolaire, de la maternelle à la 12e année, a recours au programme.

À Ottawa, notre Programme des petits déjeuners dans les écoles fournit chaque année plus de 2,5 millions de repas nutritifs, et nous ne nous arrêterons pas là. En effet, rien qu’au cours des trois dernières années, nous avons accueilli 35 nouvelles écoles et 1 000 autres participants.

Il y a de nombreux facteurs, d’ordre financier surtout, pour qu’un enfant ou un jeune vienne à l’école la faim au ventre. Saviez-vous qu’à Ottawa un enfant sur cinq, soit 41 200 enfants et jeunes sur 206 000, vit en dessous du seuil de pauvreté? Lorsqu’une famille à faible revenu doit payer des factures importantes comme le loyer et les services publics, c’est souvent dans son budget alimentaire qu’elle doit couper d’abord. Une famille peut rencontrer des difficultés financières pour une foule de raisons : rente d’invalidité fixe, établissement récent au Canada, soutien économique aux prises avec la maladie, monoparentalité, par exemple. Ces situations et bien d’autres où nous pourrions tous nous trouver, auxquelles s’ajoute le prix des aliments en constante hausse, contribuent à l’état actuel des choses : pas moins de 28 000 enfants et jeunes fréquentant une des écoles des quatre conseils scolaires publics d’Ottawa se trouvent sous le seuil de pauvreté.

Le Programme des petits déjeuners dans les écoles n’exerce aucune discrimination et ne stigmatise personne. L’accès universel constitue l’un de ses éléments essentiels. Le programme ne fonctionnerait pas si les élèves qui en bénéficient se sentaient pointés du doigt, et par conséquent, nous ne sélectionnons pas les participants. Nous tenons à ce que chaque élève se sente bien accueilli dans un espace commun chaleureux où il peut prendre son petit déjeuner avec des amis avant de commencer la journée scolaire, bien préparé pour la réussir.

Les études confirment que l’enfant qui mange un bon petit déjeuner participe davantage en classe, obtient de meilleurs résultats scolaires, est moins souvent absent et présente moins de problèmes de comportement. À Ottawa, 90 % des directeurs d’école que l’on a interrogés se sont accordés pour dire que les élèves qui prennent part au programme paraissent plus heureux et s’engagent davantage dans leur apprentissage et leurs activités de tous les jours. Le Programme des petits déjeuners dans les écoles n’est pas une simple solution de fortune. Nous savons que les élèves qui en bénéficient reçoivent l’apport alimentaire dont ils ont besoin pour tirer le maximum de leur journée à l’école. En offrant le Programme des petits déjeuners dans les écoles avec l’appui de ses merveilleux partenaires communautaires, le ROPE aide les enfants et les jeunes d’Ottawa à mieux grandir.

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